[REPORTAGE LONG FORMAT] Pris pour cibles, des Brésilien·ne·s LGBT+ se réfugient au Portugal

Aujourd’hui, c’est la gay pride à Lisbonne 🇵🇹
Demain, la marche des fiertés se tiendra à São Paulo 🇧🇷

20h de voiture, 1660 km depuis Madrid, des rencontres bluffantes, trois jours de tournage seulement, mais de nombreuses soirées/nuits de dérush et de montage, une tempête Miguel qui a pas mal bousculé mes plans, mais *enfin*: le résultat disponible sur les internets.
Pour France 24, je suis allée recueillir les témoignages de plusieurs LGBT brésilien·ne·s qui ont décidé de quitter leur pays après l’élection de Jair Bolsonaro à la présidence de la République. C’était le 28 octobre 2018.
Ils vivent aujourd’hui au Portugal.
Langue, culture, visa, certains droits inscrits dans la constitution… les raisons sont nombreuses de choisir ce pays européen. Mais le départ n’a pas été facile pour autant.
Ils racontent une nation qui leur est chère mais qui a basculé dans la haine pendant la campagne électorale.
Juste avant le début du tournage, l’un d’eux me disait : « L’intolérance, l’homophobie et la transphobie ont toujours existé au Brésil. Ca n’est pas nouveau. La différence, c’est que, désormais, la haine à l’égard des minorités s’est institutionnalisée. Le passage des menaces orales aux actes physiques a été légitimé ».
Ouvertement homophobe, raciste et misogyne, Jair Bolsonaro voit sa côte de popularité fondre comme neige au soleil depuis le scandale qui touche l’ex-juge anticorruption Sérgio Moro, devenu depuis ministre de la justice.
Mais les raisons de la colère sont nombreuses.
Dans le sujet qui nous occupe, quelques chiffres permettent de saisir la mesure de la violence qui agite la société brésilienne.
On y recense une mort liée à l’homotransphobie toutes les 16 heures.
Entre 2011 et 2018, cela représente la mort de 4422 personnes LGBT.
Au Brésil, une personne transgenre a une espérance de vie de 35 ans.
—–
Sur une note plus technique, j’ai porté ce tournage et ce montage seule. Donc ça aurait clairement pu être mieux. Mais bon.
Spécial kudos à Rebecca Martin, qui a assuré la pose de sous-titres sur un focus de 6mn20 et cette version longue de 12mn, en deux langues, avec l’aide de l’équipe Rescue de France 24 et d’une certaine Aude, monteuse dont je cherche le nom pour la remercier comme il se doit. Grosse pensée à elles pour leurs heures supplémentaires ces derniers jours.

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