[Reportage news] En Ukraine, dans le train de la survie

Avril 2023

Un an après l’attaque de missile la plus meurtrière sur des civils depuis l’invasion à grande échelle de l’Ukraine par la Russie, nous sommes retournés à la gare de Kramatorsk.

Le 8 avril 2022, cette frappe faisait plus de 60 morts et des centaines de blessé-es, certain-es à vie.

Nous avons ensuite décidé de rentrer du Donbass par le train.

Car en Ukraine, le rail a longtemps été l’objet de toutes les critiques : corruption du secteur, infrastructures vieillissantes et système impossible à réformer. Mais aujourd’hui plus que jamais, le chemin de fer est loué par les habitant-es, qui y voient un outil indispensable pour connecter l’arrière et le front, les civils et les militaires, ou encore les humanitaires et les habitants.

On y a rencontré une famille séparée (momentanément) par la guerre, un soldat qui raccroche l’uniforme et dit adieu à ses gars, un autre qui a vu son talon exploser à Bakhmout et part se faire soigner dans la capitale et un chef de bord qui a participé à l’évacuation de milliers de civils au début de la guerre totale, en février et mars 2022.

« Les chars en premier, les trains en second »
Celle que d’aucuns qualifient de « deuxième armée » du pays a des milliers d’histoires à raconter.

Images : Morgane Bona
Fixeur : Dmytro Kovalchuk

[Reportage news] Hélicoptères soviétiques : parole de pilote ukrainien

Avec des semaines de retard, je publie cette interview de Denys que nous avions réalisée avec Morgane Bona début avril. Quelques minutes de vol avec ce jeune pilote d’un vieil hélicoptère d’attaque soviétique, un Mi-24 datant de 1983 dans lequel il avait déjà effectué une centaine de vols depuis février 2022 pour appuyer les forces terrestres 🇺🇦 près de Bakhmout.

Bakhmout qui n’est aujourd’hui plus que désolation. Bakhmout qui, au-delà de son aspect « militaro-militaire » discuté depuis des mois (un fameux « point de fixation »), était une ville du Donbass comme une autre il y a encore 16 mois.
Bakhmout où plus de 70 000 habitants vivaient paisiblement, dans des barres d’immeubles ou des zones pavillonnaires.
Bakhmout qui a été sacrifiée sur l’autel de cette invasion russe à grande échelle.

[Reportage news] En Ukraine, le repos des guerriers

Au-delà de la dimension physique du conflit, il y a un aspect dont les militaires ukrainiens ont très tôt pris conscience : celui du moral et de la santé mentale des troupes.

Grâce à Dmytro Kovalchuk, nous avons pu nous rendre dans un centre de réadaptation entièrement dédié à revivifier des soldats épuisés psychologiquement. Dans cet endroit tenu secret, les militaires passent trois jours à être à l’affût de ce que leur corps leur communique, à écouter leurs compagnons d’infortune chanter et jouer de la guitare, à bien manger, à jouer au tennis de table ou aux fléchettes. Trois petits jours non loin du front pour qu’ils puissent repartir, vite.

Daniier, le premier homme qui apparaît dans le sujet, nous disait qu’il était désormais impossible d’accorder 3 semaines de répit dans les Carpates, comme cela a pu être fait il y a quelques mois. Trop loin, trop long, trop bon, les hommes ne voulaient plus repartir au front. C’est ainsi.

“𝐿𝑒𝑠 ℎé𝑟𝑜𝑠 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑟𝑚𝑖 𝑛𝑜𝑢𝑠, 𝑖𝑙 𝑓𝑎𝑢𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑐𝑜𝑛𝑠𝑖𝑑é𝑟𝑒𝑟, 𝑖𝑙 𝑓𝑎𝑢𝑡 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑎𝑖𝑙𝑙𝑒𝑟 𝑎𝑣𝑒𝑐 𝑒𝑢𝑥 𝑐𝑎𝑟 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑐𝑡𝑜𝑖𝑟𝑒 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑡ê𝑡𝑒. »

Marina, la psychologue, nous a parlé de l’après. L’après-guerre. L’après-front. L’après-tout. La nécessité de guérir. Vraiment guérir. Ne plus mettre de pansement sur une jambe de bois, comme elle le fait aujourd’hui, à regret.

“𝐿𝑒 𝑡𝑟𝑎𝑢𝑚𝑎𝑡𝑖𝑠𝑚𝑒 𝑟𝑒𝑣𝑖𝑒𝑛𝑡 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙𝑎 𝑛𝑢𝑖𝑡, 𝑖𝑙 𝑣𝑎 𝑟𝑒𝑣𝑖𝑣𝑟𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑐𝑒 𝑞𝑢’𝑖𝑙 𝑎 𝑡𝑟𝑎𝑣𝑒𝑟𝑠é 𝑣𝑖𝑎 𝑑𝑒𝑠 𝑓𝑙𝑎𝑠ℎ𝑏𝑎𝑐𝑘𝑠. 𝐴 𝑐𝑒 𝑚𝑜𝑚𝑒𝑛𝑡-𝑙à, 𝑛𝑜𝑛 𝑠𝑒𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑖𝑙 𝑝𝑒𝑢𝑡 𝑠𝑒 𝑏𝑙𝑒𝑠𝑠𝑒𝑟 𝑙𝑢𝑖, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 𝑠𝑎 𝑓𝑒𝑚𝑚𝑒 𝑜𝑢 𝑠𝑒𝑠 𝑒𝑛𝑓𝑎𝑛𝑡𝑠.”

“𝐽’𝑎𝑖 𝑑𝑒𝑠 𝑟é𝑐𝑖𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑔𝑒𝑛𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑠𝑜𝑛𝑡 𝑝𝑎𝑠𝑠é𝑠 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑎 𝑓𝑒𝑛ê𝑡𝑟𝑒, 𝑢𝑛𝑒 𝑎𝑚𝑖𝑒 𝑝𝑟𝑜𝑐ℎ𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑚’𝑎 𝑑𝑖𝑡 𝑎𝑣𝑜𝑖𝑟 é𝑡é é𝑡𝑟𝑎𝑛𝑔𝑙é𝑒 𝑝𝑎𝑟 𝑠𝑜𝑛 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑒𝑛𝑎𝑖𝑟𝑒 à 𝑙𝑎 𝑓𝑎𝑣𝑒𝑢𝑟 𝑑’𝑢𝑛 𝑑𝑒 𝑐𝑒𝑠 𝑓𝑙𝑎𝑠ℎ𝑏𝑎𝑐𝑘𝑠. 𝑉𝑜𝑖𝑙à 𝑙’𝑢𝑛 𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑥𝑒𝑚𝑝𝑙𝑒𝑠 à 𝑙𝑎 𝑓𝑜𝑖𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑏𝑎𝑠𝑖𝑞𝑢𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑙𝑒𝑠 𝑝𝑙𝑢𝑠 𝑒𝑓𝑓𝑟𝑎𝑦𝑎𝑛𝑡𝑠 𝑑𝑒 𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑎 𝑔𝑢𝑒𝑟𝑟𝑒 𝑓𝑎𝑖𝑡 𝑎𝑢𝑥 𝑠𝑜𝑙𝑑𝑎𝑡𝑠.”

Et puis, bien sûr, il y a Andrii. Celui que vous voyez à la fin du reportage, les yeux mouillés. Celui dont on nous dit souvent qu’il a le même regard que tant de poilus sur les photos, ces soldats de la Première Guerre mondiale.
Andrii qui nous disait : “𝐼𝑐𝑖 𝑜𝑛 𝑐𝑜𝑚𝑚𝑒𝑛𝑐𝑒 à 𝑜𝑢𝑏𝑙𝑖𝑒𝑟, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑑𝑒𝑚𝑎𝑖𝑛 𝑐𝑒 𝑠𝑒𝑟𝑎 𝑙𝑎 𝑚ê𝑚𝑒 𝑐ℎ𝑜𝑠𝑒.”
Andrii qui poursuivait : “𝑄𝑢𝑎𝑛𝑑 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑐𝑎𝑙𝑚𝑒, 𝑞𝑢𝑒 ç𝑎 𝑛𝑒 𝑡𝑖𝑟𝑒 𝑝𝑎𝑠, 𝑡𝑢 𝑐𝑟𝑒𝑢𝑠𝑒𝑠. 𝑇𝑢 𝑣𝑎𝑠 𝑑𝑜𝑟𝑚𝑖𝑟 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑙’𝑎𝑏𝑟𝑖. 3 ℎ𝑒𝑢𝑟𝑒𝑠 𝑑𝑒 𝑠𝑜𝑚𝑚𝑒𝑖𝑙, 𝑒𝑛𝑠𝑢𝑖𝑡𝑒 𝑡𝑢 𝑟𝑒𝑡𝑜𝑢𝑟𝑛𝑒𝑠 𝑐𝑟𝑒𝑢𝑠𝑒𝑟. 𝑇𝑢 𝑑𝑜𝑖𝑠 𝑐𝑟𝑒𝑢𝑠𝑒𝑟. 𝑇𝑢 𝑐𝑟𝑒𝑢𝑠𝑒𝑠 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑙𝑒 𝑡𝑒𝑚𝑝𝑠.”
Andrii qui concluait, quand on lui demandait ce dont il rêvait le plus au monde : « 𝐿𝑎 𝑓𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑔𝑢𝑒𝑟𝑟𝑒. »
Andrii qui n’a pas dit : « 𝑳𝒂 𝒗𝒊𝒄𝒕𝒐𝒊𝒓𝒆 ». Ca parait rien, là, comme ça, mais croyez-moi, ça change tout.

A l’image : Morgane Bona

    [Reportage news] A Avdiivka, ville bientôt « rayée de la surface de la terre » ?

    Parmi les reportages qui nous ont marqué-es, avec Morgane Bona, il y a celui réalisé à Avdiivka, avant que les portes de la ville ne se referment derrière nous et ce, pour plusieurs semaines.

    31 000 habitants environ début 2022. Plus que 2000 âmes à peine en ce mois de mars où nous y avons mis les pieds.

    Avdiivka est sur la ligne de front depuis 2014.
    Début mars, les frappes russes s’y sont intensifiées.
    La ville est quasiment entièrement détruite.
    Un état des lieux pire qu’à Bakhmout, avec laquelle on la compare pourtant régulièrement.
    Le lendemain de notre passage, le chef de l’administration militaire locale annonçait que la ville était « en train d’être rayée de la surface de la terre » et y interdisait d’accès les journalistes

    Pour Olga, Iaroslav, Sasha, les deux Mykhailo, Ivan mais aussi Vitalii, qui ne figurent pas dans le reportage mais qui nous ont accordé du temps.
    Et pour toutes celles et ceux qui restent, accroché-es à leurs brindilles, leurs pierres et leurs souvenirs, malgré le danger.

    Et aussi aux autres… qui tentent de les sauver.

    A l’image : Morgane Bona
    Fixeur : Dmytro Kovalchuk

    [Reportage news] Avec un bataillon tchétchène combattant aux côtés des Ukrainiens

    Quand on pense aux soldats tchétchènes évoluant en Ukraine, on a souvent en tête les « 𝑲𝒂𝒅𝒚𝒓𝒐𝒗𝒕𝒔𝒚 », ces hommes de Ramzan Kadyrov qui dépendent de la garde nationale russe et se battent aux côtés des forces du Kremlin.

    Mais plusieurs bataillons tchétchènes combattent 𝒂𝒗𝒆𝒄 les Ukrainiens pour repousser l’agresseur.

    Pourquoi un tel engagement ? Avec Morgane Bona, nous avons rencontré en mars des soldats du bataillon ᴅᴊᴏᴋʜᴀʀ ᴅᴏᴜᴅᴀïᴇᴠ quelques heures avant qu’ils ne partent se battre en direction de Bakhmout

    Images : Morgane Bona

    [Reportage news] Dans le Donbass, la classe sans l’école

    En Ukraine, après plus d’un an de l’invasion à grande échelle du pays par la Russie, près d’un tiers des salles de classe n’a toujours pas rouvert. 2 700 000 enfants sont obligés d’étudier à distance ou dans un format mixte.

    Dans le Donbass, les élèves tentent tant bien que mal de suivre une éducation en ligne, malgré les coupures de courant et d’internet et les alertes aux bombardements.

    Avec Morgane Bona et Dmytro Kovalchuk, nous avons tenté de comprendre comment grandissait cette génération.
    Notre reportage réalisé pour LCI

    [Reportage news] En Ukraine, congeler son sperme avant d’aller au front

    Difficile d’estimer le nombre de morts — civils et militaires — depuis le 24 février 2022, mais le bilan se chiffre en dizaines de milliers. De nombreuses cliniques privées ont décidé de proposer aux soldats ukrainiens de congeler leur sperme gratuitement.


    Le but : permettre à leurs compagnes d’avoir un enfant dans le cas où ces hommes viendraient à être blessés ou même à mourir sur le front.

    Le jour de la diffusion, la Rada a voté une loi actant la gratuité de la congélation du sperme ET des ovocytes des soldats et soldates pour une utilisation seulement en cas de blessure. La reproduction post-mortem reste une zone grise qui pose des questions éthiques.

    Reportage réalisé avec l’excellente Morgane Bona à la caméra,  Dima Kovalchuk au fixing

    [Reportage Focus] En Ukraine, des hommes aussi victimes de crimes sexuels

    [TW : violences sexuelles liées à un conflit] // See the English version at the end

    J’aurais aimé pouvoir vous donner davantage d’éléments de contexte plutôt que de devoir rectifier des modifications apportées au reportage sans mon consentement.

    Hélas !

    Sans Olga Ivashchenko et Daryna Viter, ce sujet n’existerait pas.

    Elles devraient donc être en signature de ce reportage, comme je l’indique systématiquement.

    On ne rappellera jamais assez l’importance de ces héros et héroïnes de l’ombre, appelé-es vulgairement « fixeurs-fixeuses », sans qui nous ne pourrions pourtant pas faire grand chose et qui sont, le plus souvent, également journalistes. Merci donc à Olga et Darka 🌬️ pour leur implication à toute épreuve dans ce sujet sur lequel je travaillais depuis de nombreuses semaines 🙏

    Adel Gastel a aussi contribué à ce reportage difficile, avec ses merveilleux dessins qui permettent de mettre des images sur ce que nous ne pouvons filmer. Merci à lui d’avoir mis son talent au service de ce sujet.

    Iryna Didenko, qui apparaît à la fin du reportage, n’est pas la procureure en charge des « crimes de guerre ». Elle est à la tête d’un département spécialisé dans les « crimes sexuels liés à un conflit », comme je l’avais également indiqué.

    Tout son travail (et le travail de son bureau) est, précisément, d’enquêter et de constituer des dossiers pour définir ce qui relève du crime de guerre ou ce qui ressort du crime de droit commun (dont certains crimes contre l’humanité — comme la systématisation des viols ou tortures sur parties génitales, font partie).

    Et enfin le sujet lui-même (le titre va être changé sur le site, pour correspondre à la réalité) : il s’agit bien d’un angle particulier. Celui des hommes victimes, eux aussi, de violences sexuelles. Avec une dimension propre à tant de conflits : les bourreaux s’assurent que leurs victimes ne pourront plus se reproduire.

    Réalisé entre Kyiv et Kherson avec mon collègue de la chaîne anglophone, Luke Shrago.

    Ecriture, images, montage : Mélina Huet

    Dessins : Adel Gastel

    Merci à Denys Denysov de nous avoir conduits un peu partout pour réaliser ces reportages #Superмашина

    [Reportage news] Ukraine : accompagner les traumatismes

    En janvier, alors que nous tournions un reportage sur les violences sexuelles liées à la guerre en Ukraine, nous avons été frappé-es par une chose : les hommes et les femmes que rencontrent ces équipes de psychologues, qui travaillent en lien étroit avec le bureau de la procureure, ne demandent parfois qu’une seule chose : parler.

    Parler, parler, parler.

    Que le traumatisme soit lié à des violences sexuelles ou pas, les deux Iryna et Vasyl prennent le temps d’écouter ces habitantes (ce ne sont que des femmes dans le cas présent) traumatisées par des semaines d’occupation de leur village par les forces russes et plus généralement par un an d’une invasion à grande échelle qui a bouleversé leur vie.

    Merci infiniment à Olga Ivashchenko de nous avoir permis de suivre cette équipe de psychiatres et à Elena Volochine et Daryna Viter pour la traduction

    Ecriture, images, montage : Mélina Huet

    [Live in English] BBC Radio 4 : Woman’s Hour – Femicide in Europe

    I was one of today’s guests of « Woman’s Hour », a programme dedicated to women’s voices on BBC Radio 4.

    (On air from 45mn onwards)

    Click below to listen to the whole show (I’ll be speaking from 45mn onwards, along Susana Pavlou, the director of the Mediterranean Institute of Gender Studies)

    What is Europe doing to tackle the issue of femicide? Since the start of 2023, there has been a wave of news coverage in Europe on violence against women, and specifically, femicide, the act of killing a woman because she is a woman. The Spanish government has called its second emergency meeting of domestic violence experts after the murder of six women and a young girl since the start of January. And in France, 18 women have been murdered this year, according to the organisation ‘Femicide by a partner or ex partner’. This is despite both countries having introduced measures to fight against gender based violence. Mélina Huet, a journalist at the French news channel LCI and director of the documentary on femicides ‘Protect the Living, Honour the Dead’ and Susana Pavlou, the director of the Mediterranean Institute of Gender Studies join Anita to discuss.

    https://on.soundcloud.com/DFerY

    [Reportage news] Ukraine : avec le « Banksy ukrainien » à Kharkiv

    L’artiste de rue Gamlet Zinkivsky a peint des centaines de murs au cœur de Kharkiv, la deuxième plus grande ville du pays, après le retrait russe en mai.

    Avec Luke Shrago et Olga Ivashchenko , il nous a fait faire le tour de quelques unes de ses œuvres, lui qui a transformé les traces de bombes à fragmentation en autant de fleurs… Celui que certains qualifient (sans doute de manière exagérée) de « Banksy ukrainien » aide aussi à collecter plusieurs dizaines de milliers d’euros par mois pour les civils et les soldats — en vendant son travail aux enchères notamment…

    Avec Luke Shrago à la caméra cette fois

    Montage : Mélina Huet

    [Reportage news] Dans la région de Kharkiv, le minutieux travail d’enquête sur les crimes de guerre

    Depuis le 10 octobre, les frappes russes sur l’Ukraine se sont intensifiées.

    Les autorités ukrainiennes se sont fixé un objectif : documenter les crimes de guerre (ciblage de civils de la part de Moscou). Un peu partout dans le pays, les bureaux du procureur conservent précieusement tous les fragments de missiles balistiques ou de croisière tombés sur le sol ukrainien.

    Nous avons pu accéder à l’un de ses endroits situés quelque part dans la région de Kharkiv. Vous ne verrez aucun plan large car l’endroit est tenu secret.

    Images et montage : Mélina Huet