[Audition au Sénat] Les violences sexuelles comme armes de guerre en Ukraine

𝑳𝒆𝒔 𝒗𝒐𝒊𝒙 𝒄𝒐𝒖𝒓𝒂𝒈𝒆𝒖𝒔𝒆𝒔 𝒅𝒆𝒔 𝒔𝒖𝒓𝒗𝒊𝒗𝒂𝒏𝒕-𝒆𝒔 𝒅𝒆 𝒄𝒓𝒊𝒎𝒆𝒔 𝒔𝒆𝒙𝒖𝒆𝒍𝒔 𝒄𝒐𝒎𝒎𝒊𝒔 𝒍𝒐𝒓𝒔 𝒅𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒇𝒍𝒊𝒕𝒔 𝒏𝒐𝒖𝒔 𝒐𝒃𝒍𝒊𝒈𝒆𝒏𝒕. 𝑬𝒍𝒍𝒆𝒔 𝒊𝒍𝒍𝒖𝒔𝒕𝒓𝒆𝒏𝒕 𝒍𝒂 𝒏𝒆́𝒄𝒆𝒔𝒔𝒊𝒕𝒆́ 𝒅’𝒖𝒏𝒆 𝒂𝒑𝒑𝒓𝒐𝒄𝒉𝒆 𝒎𝒆́𝒅𝒊𝒂𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒆𝒕 𝒊𝒏𝒔𝒕𝒊𝒕𝒖𝒕𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒒𝒖𝒊 𝒓𝒆𝒔𝒑𝒆𝒄𝒕𝒆 𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒅𝒊𝒈𝒏𝒊𝒕𝒆́ 𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒆𝒏 𝒅𝒐𝒄𝒖𝒎𝒆𝒏𝒕𝒂𝒏𝒕 𝒍’𝒂𝒎𝒑𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒅𝒆 𝒄𝒆𝒔 𝒄𝒓𝒊𝒎𝒆𝒔.

Hier, j’ai eu l’honneur d’intervenir lors de l’audition, organisée au Sénat par la Délégation aux droits des femmes, consacrée aux violences sexuelles utilisées comme armes de guerre en Ukraine, à la suite de celle consacrée au Soudan

Ma présentation est à retrouver sur le site du Sénat ou plus bas (reel Instagram)

📣🎥 J’y ai montré des extraits de mon travail sur le sujet pour France 24, aux côtés de Luke Shrago et de la photojournaliste ukrainienne Olga Ivaschenko. J’en profite pour remercier encore une fois tous les producteurs locaux, parfois appelés « fixeurs », sans lesquels aucun de nos reportages n’existerait.

⚖️Mon intervention a été suivie par celles de Nicolas Ligneul et Lyubov Smachylo, dont la présentation est aussi à réécouter si vous souhaitez avoir une perspective juridique ET humaine de ce qui se joue en Ukraine.

Plusieurs choses me semblent importantes à répéter :

– 𝗖𝗲𝘀 𝘃𝗶𝗼𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀, 𝗱𝗶𝗿𝗶𝗴𝗲́𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗲𝗺𝗺𝗲𝘀 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗮𝘂𝘀𝘀𝗶 𝗹𝗲𝘀 𝗵𝗼𝗺𝗺𝗲𝘀, 𝗺𝗶𝗹𝗶𝘁𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗼𝘂 𝗰𝗶𝘃𝗶𝗹𝘀, 𝗼𝗻𝘁 𝗱𝗲́𝗯𝘂𝘁𝗲́ 𝗯𝗶𝗲𝗻 𝗮𝘃𝗮𝗻𝘁 𝟮𝟬𝟮𝟮. De premiers témoignages ont été recueillis dès 2014, avec l’annexion illégale de la Crimée et l’occupation du Donbass, orchestrée dans le cadre d’une guerre hybride menée par la Russie.

– 𝗟𝗲𝘀 𝗰𝗵𝗶𝗳𝗳𝗿𝗲𝘀 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗹𝗮𝗿𝗴𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝘀𝗼𝘂𝘀-𝗲𝘀𝘁𝗶𝗺𝗲́𝘀. Pour plusieurs raisons : le stigmate social, la mémoire traumatique mais aussi l’impossibilité de collecter des récits et/ou des preuves dans les zones qui ont été ou sont encore occupées, sans compter les milliers de disparu-es (à ce sujet, voir l’excellent documentaire d’Anne Poiret encore disponible sur France Télévisions : Les Fantômes de l’Ukraine)

– 𝗟𝗮 𝗱𝗶𝗴𝗻𝗶𝘁𝗲́ 𝗱𝗲𝘀 𝘀𝘂𝗿𝘃𝗶𝘃𝗮𝗻𝘁·𝗲𝘀 exige que nous portions une attention particulière à la manière dont nous les représentons, tant dans les médias que dans les institutions. 𝑳𝒆 𝒄𝒉𝒐𝒊𝒙 𝒅𝒆𝒔 𝒎𝒐𝒕𝒔 𝒓𝒆𝒗𝒆̂𝒕 𝒖𝒏𝒆 𝒊𝒎𝒑𝒐𝒓𝒕𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒄𝒂𝒑𝒊𝒕𝒂𝒍𝒆.

– 𝗟’𝗶𝗺𝗽𝗲́𝗿𝗮𝘁𝗶𝗳 𝗱’𝘂𝗻𝗲 𝗷𝘂𝘀𝘁𝗶𝗰𝗲 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗮𝗺𝗻𝗶𝘀𝘁𝗶𝗲

Merci aux sénatrices Dominique Vérien, Nadia SOLLOGOUB et Colombe Brossel ainsi qu’à Caroline Plavan pour cette très belle organisation
Et à Celine Bardet et Isabelle Rome d’avoir ouvert et conclu ce colloque par des mots forts

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