[REPORTAGE LONG FORMAT] Billet Retour : Notre-Dame de Paris, deux ans après

Format de 15 minutes réalisé pour France 24 et diffusé deux ans, jour pour jour, après l’incendie qui a ravagé Notre-Dame de Paris.

Images: Mélina Huet, Catherine Norris Trent

Montage et étalonnage: Mélina Huet

Rédaction-en-chef: Loïck Berrou, Sylvie Rottman

Production: EMP

L’incendie qui a failli détruire Notre-Dame de Paris a duré près de 15 heures, en direct, sur les télés du monde entier. C’était dans la nuit du 15 au 16 avril 2019. Le feu a pris sous la toiture de l’édifice en restauration et s’est propagé à la charpente, puis à la flèche de 96 mètres de haut. La chaleur terrible a fait fondre une bonne partie des échafaudages, menaçant d’entraîner sous leur poids tout le bâtiment. Lorsque la flèche de Notre-Dame a brusquement basculé dans les flammes, vous avez peut-être retenu votre souffle et peut-être des larmes.

Après une nuit de lutte acharnée, plus de 600 pompiers mobilisés ont réussi à sauver Notre-Dame de Paris. Les dégâts sont gigantesques mais le bâtiment est encore debout. Immédiatement, on évoque la reconstruction de la cathédrale vieille de 850 ans.

Avec la crainte de la contamination par les résidus de plomb de la toiture, puis l’arrivée de la pandémie de Covid-19, l’entreprise n’est pas une mince affaire. Mais le chantier avance : les arbres de plus de 20 mètres de haut qui vont constituer la nouvelle charpente ont été abattus.

Deux ans plus tard, les travaux sont toujours en cours pour consolider la fragile structure médiévale de la cathédrale et ouvrir la voie à sa rénovation qui devrait commencer à l’été 2021. La reconstruction de Notre-Dame est une course contre la montre car la cathédrale est censée avoir retrouvé tout son lustre au printemps 2024, quand Paris accueillera les Jeux olympiques.

Découvrez les coulisses d’un chantier hors normes, le plus scruté de France, avec ce reportage de France 24 signé Mélina Huet et Catherine Norris Trent.

[Documentaire] Avec les Vivantes: en finir avec les violences faites aux femmes

Le 25 novembre marque la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Chaque année, plus de 220 000 femmes sont victimes de violences infligées par un conjoint ou ex-conjoint en France. Les sévices ont souvent lieu dans l’intimité des foyers et revêtent de multiples formes, en son sein ou en dehors: coups, viols, mutilations sexuelles, séquestrations… Jusqu’au féminicide. En 2019, plus de 150 femmes ont ainsi été tuées par leur partenaire ou ex-partenaire. Pendant un an, j’ai suivi quatre femmes qui luttent pour que les choses changent. 

Affiche du film

Voir le documentaire ici

Critique dans Le Monde
Critique dans Le Parisien

Fabienne Boulard est major de police dans les Yvelines, à l’ouest de Paris. Depuis près de dix ans, elle anime des formations auprès de ses collègues, stagiaires policiers ou professionnels confirmés, pour mieux prendre en charge les victimes de violences conjugales. Qu’il s’agisse de sensibiliser à l’accueil au commissariat ou lors d’interventions au domicile, cette policière chevronnée combat les stéréotypes intégrés par son propre corps de métier. Elle travaille également avec les associations et les hôpitaux de son département pour améliorer la prise en charge globale des victimes.

Isabelle Steyer, elle, est avocate au barreau de Paris. Depuis sa prestation de serment, il y a vingt-sept ans, elle s’est fixé un objectif ambitieux : protéger et défendre les femmes et les enfants victimes de violences et améliorer les textes de loi pour que cesse l’impunité accordée aux auteurs.

De son côté, Louise est interne de gynécologie-obstétrique et de médecine légale à l’hôpital de Rennes, en Bretagne. Sensible au sujet des violences auxquelles elle est confrontée au quotidien, elle a décidé d’effectuer son stage de six mois à la Maison des Femmes de Saint-Denis, au nord de Paris. Ce lieu unique en France permet une prise en charge globale des victimes : médicale, psychologique et sociale. Elle a un objectif en tête : monter une structure similaire dans l’hôpital dans lequel elle effectue son internat.

Julie, enfin, est militante et fait partie du mouvement des collages contre les féminicides. Né en 2019, ce réseau a fait pousser des messages chocs sur les murs de toute la France. Son but : faire en sorte que les femmes se réapproprient l’espace public – pour beaucoup synonyme de harcèlement de rue ou d’agressions –, et alerter les citoyens et les institutions sur la pluralité des violences subies par les femmes et les personnes discriminées. 

Pendant près d’un an, j’ai suivi ces quatre femmes pour France 24. Chacune à leur échelle, elles luttent pour que les choses changent. Découvrez le récit de leur quotidien dans ce premier documentaire disponible en quatre langues.

[Reportage France 24] En Espagne, Vox, le petit parti d’extrême droite, monte

Dans moins d’un mois se tiendront des élections générales anticipées en Espagne. Convoquées par le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez, après l’échec du vote du budget, ce scrutin verrait l’entrée de l’extrême droite au Parlement national avec le parti Vox. Ce serait la première fois en 40 ans de démocratie, dans un pays qui a connu quatre décennies de dictature franquiste.

Quasi inexistant dans le jeu politique espagnol depuis sa création en 2013, le parti Vox a fait son entrée surprise au Parlement andalou avec 12 députés élus en décembre 2018. Entre nationalisme, contrôle de l’immigration ou encore antiféminisme, qu’est ce qui séduit de plus en plus d’Espagnols dans le programme de Vox ? Comment a-t-il percé les bastions de gauche andalous ? Voyez le reportage que j’ai réalisé pour France 24.

[Reportage] A Madrid, au coeur de la manifestation anti-Maduro

Le 27 janvier, Juan Guaidó appelait à manifester le 2 février pour faire basculer l’armée et accompagner l’ultimatum européen. A Caracas, l’appel a évidemment été très suivi, mais il a aussi été entendu à 7000 km de là… à Madrid.

En Europe, c’est en Espagne que la communauté vénézuélienne est la plus importante, langue oblige.

J’étais à Puerta del Sol, à Madrid, pour France 24:

[REPORTAGE LONG FORMAT] Espagne: la fracture catalane

Première diffusion sur France 24 le samedi 2 février à 21h10

Le 12 février prochain, le tribunal suprême espagnol doit juger douze hommes et femmes, qui risquent de 7 à 25 ans de prison, pour leur rôle dans la tentative de sécession catalane, en 2017. Neuf d’entre eux sont déjà derrière les barreaux depuis plus d’un an. En Catalogne, ils sont devenus des martyrs de la cause séparatiste. Mais un an plus tard, que reste-t-il de leur combat ? Où en est le processus censé mener à l’indépendance ?

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[Reportage Focus] À deux mois du Brexit, l’inquiétude grandissante des « Brexpats » en Espagne

Alors que le Brexit approche à grands pas, les plus de 300 000 Britanniques résidant en Espagne se sentent abandonnés par leur gouvernement. Au moins un tiers d’entre eux a plus de 65 ans. Ces expatriés pourraient perdre l’accès au système de soin gratuit et universel espagnol, mais aussi, et on le sait moins, leur droit de vote, ou encore leur nationalité britannique, s’ils venaient à adopter celle de l’Espagne. Je suis allée à la rencontre de ces futurs « Brexpats ».

[REPORTAGE LONG FORMAT] L’Espagne 10 ans après la crise économique

A la fin de l’année 2018, j’ai passé plusieurs semaines à enquêter pour mener à bien ce « Billet Retour ». Un reportage de 15 minutes, réalisé pour France 24, qui revient sur la crise économique et les conséquences de l’explosion de la bulle immobilière dix ans plus tard.

Un vaste sujet (impossible d’être exhaustive), loin d’être « télégénique », mais passionnant à réaliser, tourné à deux caméras et monté à quatre mains.

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[Reportage Focus] L’Espagne, pionnière de la lutte contre les violences faites aux femmes

Samedi 24 novembre, Madrid

Bonjour à toutes et à tous,

Demain, c’est la Journée internationale pour l’élimination des violences commises contre les femmes.

A cette occasion j’ai commis cet article et ce reportage télé (qui n’est pas la dernière version* à cause d’une erreur en bout de chaine)

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L’article est aussi là pour apporter des détails, pallier la frustration due à ce petit format (6mn) pour lequel j’ai dû jeter des séquences entières à la poubelle, faute d’espace.

Pour ce reportage, j’ai pu passer deux jours dans les tribunaux espagnols spécialisés dans la violence de genre, assister à une journée d’audiences (procédure orale) puis à plusieurs procès dits « rapides » pour les délits considérés comme « moins graves et flagrants ».

[Merci à la juge française Véronique Imbert de m’avoir aidée à démêler les différences entre le système judiciaire spécialisé espagnol et ce qui se fait en France par exemple]

À Madrid, avec Charles Diwo, nous avons rencontré la présidente de l’Observatoire contre la violence domestique et de genre. Une interview fleuve, passionnante, qui soulève beaucoup d’interrogations sur les responsabilités individuelles et collectives (interview qui n’est pas dans le reportage: pensez à lire l’article !!)

A Séville, avec Maxime Rousseau, nous sommes allés interviewer des *supervivientes* (survivantes). Des femmes qui sont sorties du cercle de la violence grâce à une association qui les aide non seulement dans leurs démarches familiales et juridiques, à (re)trouver du travail mais aussi à reprendre confiance en elles.

Puis nous avons passé une matinée avec Pepa Bueno, qui anime le programme radio Hoy por Hoy, le plus écouté en Espagne (environ 30% de part d’audience). Cette journaliste, très suivie sur Twitter avec ses 322 000 abonnés, ne fait l’impasse sur aucun meurtre de femme dans son pays. Elle nous explique que les médias espagnols sont sensibilisés depuis plus de 20 ans au traitement des violences de genre… et nous a donné les pièges à éviter (exemple bête mais efficace : ne tendez jamais votre micro à un voisin ou une voisine après un meurtre de femme. Cela n’apporte absolument aucune information de valeur. Que savent « les gens » de ce qui se passe entre quatre murs ?)

Reportage diffusé hier sur France 24

*dans cette version j’utilise le mot « commuée » à mauvais escient et parle du cas Ana Orante au lieu d’Ana Orantes. Entre autres coquilles. France 24 a mis la première version en ligne.