Stéphane Leroux, un ingénieur pas comme les autres

L’Angevin de 36 ans, qui a vécu et travaillé douze ans en Allemagne, est architecte réseau. Mais il est aussi chanteur, compositeur, musicien, bloggeur, animateur radio et cycliste. Itinéraire d’un informaticien aux multiples facettes.

Steffan Rock pour l’artiste, Steffan Rock Cycling pour le sportif : Stéphane gère ses réseaux sociaux comme un véritable professionnel. Ce n’est pourtant ni du rock, de la musique country ou du cyclisme qu’il vit.  Architecte réseau, il est considéré comme l’homme-orchestre des besoins en communication de son entreprise. Une belle métaphore pour celui qui règle ses passions comme du papier à musique.

Un choix rationnel et conjoncturel

Parti en Allemagne pour améliorer son niveau de langue, mais aussi parce qu’il peine à trouver du travail en France, il débute modestement. « Après avoir travaillé comme déménageur avec une belle bande d’autres immigrés (Kosovars, Albanais, Russes, Iraniens…), j’ai intégré un grossiste en informatique chez qui je m’occupais du service après vente avant de devenir commercial ». Il reprend par la suite une formation en programmation informatique, avant d’intégrer Hewlett-Packard Company comme architecte réseau. L’Allemagne devient alors sa patrie d’adoption. Pragmatique, alors que d’autres passions l’animent, il explique le choix de son métier : c’est un domaine dans lequel il y a du travail. Une raison suffisante pour ne pas faire de sa (ses) passion(s) une profession, selon lui.         « Mon métier, certes technique, stimule la créativité, l’esprit d’extrapolation et d’abstraction, des choses qu’on retrouve dans les disciplines artistiques » rebondit-il.

« Faire de sa passion une profession restreint la créativité et la liberté d’expression »

C’est sa réponse lorsque des « followers » sur Facebook ou Twitter lui demandent pourquoi il ne fait pas du cyclisme ou de la musique à temps complet. Pour lui, dans le monde du vélo, il est impossible de devenir professionnel sans avoir des aptitudes hors normes et/ou sans « se charger » : « Je suis revenu à la compétition après avoir lâché en entamant mes études. Même à un très bon niveau amateur, tu dois faire appel à la dope pour gagner ». Il compare assez facilement le sport à la musique : dans ces deux domaines, pour gagner sa vie, il faut plaire à un maximum de personnes dont les goûts sont très volatiles. Produire des « hits » dans un cas, gagner une course à tout prix dans l’autre.

C’est ainsi sans pression autre que celle qu’il s’impose que Stéphane a fini le parcours Haute Route en août dernier, avec 600 autres participants : sept étapes chronométrées, 780 km et dix-neuf ascensions mythiques. Outre le fait de « se défoncer » – dans les deux sens du terme – il trouve de nombreux points communs à ses deux passions : « la volonté de toucher le ciel », la performance, l’esthétique et l’aspect social. « Dans un domaine ou un autre, on rencontre des gens que l’on ne côtoierait pas autrement ».

Alors qu’il est de retour depuis quelques mois déjà en France, à Grenoble, il ne perd pas de vue ses projets : un album à enregistrer mais aussi à élaborer (« quand on n’est pas pro, on fait tout de A à Z de l’enregistrement à la jaquette », explique-t-il), monter un trio et refaire des concerts. Côté sport, quelques courses en équipe sont prévues dans les semaines à venir. Le programme de l’an prochain, lui, est encore à définir.

Mélina Huet

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